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Corruption: un bébé inscrit sur une liste de salariés au Nigeria

Un bébé d’un mois était inscrit comme salarié sur une liste de fonctionnaires au Nigeria, une supercherie découverte par des officiels, qui illustre le degré de corruption dans le pays le plus peuplé d’Afrique.

Le nom de l’enfant a été découvert sur le fichier des employés d’une administration locale dans le nord du Nigeria, a indiqué mercredi soir à l’AFP Garba Gajam, ministre de la Justice du gouvernement de l’Etat de Zamfara.

« Lors de l’exercice de vérification des liste de salariés actuellement en cours (. . . ) nous avons découvert qu’un bébé d’un mois figurait parmi les employés d’une administration locale », a-t-il expliqué.

Encore plus surprenant, il était indiqué que le nouveau né possédait un certificat d’études, a ajouté M. Gajam.

Cette découverte révèle « une pratique très répandue dans cette administration locale où des officiels gonflent les fichiers de salariés en y faisant figurer le nom de leur femme et de leurs enfants », a-t-il affirmé.

Au mois d’août, le nom d’un bébé de 5 mois avait été découvert sur le fichier d’une autre administration locale, provoquant l’ouverture d’une enquête.

« On nous a fait des révélations incroyables, qui démontrent le niveau effroyable de la corruption dans l’administration locale », a estimé M. Gajam.

Les responsables de ces détournements vont devoir rembourser les salaires perçus indûment et faire face à la justice.

Le Nigeria, peuplé de 160 millions d’habitants, est une puissance pétrolière qui tire d’énormes ressources de l’exploitation de son sous-sol mais la corruption à grande échelle freine son développement depuis des décennies.
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Le football, terrain de jeu dangereux

En Bosnie-Herzégovine, 29 000 enfants font partie de clubs de football. L’argent manquant, ils s’entraînent dans des conditions matérielles très spartiates, ce qui ne les empêche pas d’afficher la couleur. (Jasmin Brutus)

En Bosnie-Herzégovine, 29 000 enfants font partie de clubs de football. L’argent manquant, ils s’entraînent dans des conditions matérielles très spartiates, ce qui ne les empêche pas d’afficher la couleur. (Jasmin Brutus)

Entre corruption et nationalismes, le ballon rond a bien du mal à écrire une histoire pacifiée de la Bosnie-Herzégovine

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Cramponné à son fauteuil roulant, Mirko dévale la grand-rue piétonne de Sarajevo, ravi: ce 7 juin au soir, l’équipe nationale de Bosnie-Herzégovine a gagné contre l’Albanie 2 à 0, se relançant dans la compétition après avoir perdu contre la Roumanie le week-end précédent. Mirko parle parfaitement anglais: il a passé plusieurs semaines aux Etats-Unis dans le cadre d’un programme d’aide aux blessés de guerre.

L’air est doux ce soir sur la ville, et des centaines de badauds se sont attardés aux terrasses des cafés devant des écrans dernier cri pour vibrer au rythme des crampons. «Qu’importe qu’on soit bosniaque, serbe ou croate, pourvu qu’on mette des buts», affirme Mir­ko. Le bon sens de la remarque se heurte pourtant à la réalité: la question nationale fait partie du football bosnien. Au point que la fédération a bien failli être exclue des compétitions internationales.

Car la fédération est depuis la guerre présidée en alternance par un Bosniaque, un Serbe, et un Croate, conséquence directe des Accords de paix de Dayton. Les autres deviennent vice-présidents dans l’intervalle, de quoi assurer l’égalité entre les nationalités. Or la FIFA exige depuis des années la mise en place d’une présidence unique. Elle brandit donc l’arme suprême de la suspension, le 1er avril dernier. Plus de Coupe du monde, d’Europa League, de Champions League…

Chez les supporters, c’est le coup de blues. Chez les dirigeants, le coup de fouet. Poussée par l’urgence, la fédération parvient donc, enfin, à faire avaliser le nouveau statut avec présidence unique à la partie serbe, qui le refusait, et à mettre en place un comité de normalisation. Présidé par un ancien joueur au palmarès aussi incontestable que le pedigree: Ivica Osim est né à Sarajevo, il est Croate et a entraîné l’équipe nationale à Belgrade, au temps de la Yougoslavie: un modèle de multiculturalisme. La Bosnie est aussitôt réintégrée dans la grande famille du ballon rond fin mai, quelques jours avant les matches contre la Roumanie et l’Albanie. On est passé tout près du drame. Rideau?

Popa: cartoon made in Tanzania

PopaLa Tanzanie a enfanté le dessinateur vedette du Kenya, Gado. Elle connaît aussi d’autres talents. Parmi eux: Popa qui réside à Dar Es Salaam. Né en 1969, Popa Matumula est également connu sous le nom de Kamtu, depuis la création d’un personnage de bande dessinée qui porte ce patronyme.

Le cartoonist, très virulent à l’époque du parti unique, a travaillé dans la plupart des journaux tanzaniens, notamment FahariMajiraMtanzaniaBusiness Times ou Uhuru/Mzalendo. Il est l’un des fondateurs de l’hebdomadaire satirique Sanifu.

Présent dans de nombreuses expositions internationales, Popa a remporté, en 2007, le Prix Edward Moringe Sokoine, dans la catégorie dessin animé.

Très sensible à la mauvaise répartition des richesses, il illustre ici le thème de la corruption.

Dessin de Popa

hhhhhhhhhh*-**-*

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Le Maroc veut lutter contre la corruption

Des enfants scolarisés de la région de Gharb au Maroc, le 21 janvier 2010.
Des enfants scolarisés de la région de Gharb au Maroc, le 21 janvier 2010. | AFP/ABDELHAK SENNA

Le gouvernement marocain a dévoilé vendredi 22 octobre un plan biennal de lutte contre la corruption chronique qui sévit dans le royaume, phagocytant 2 % du produit intérieur brut et sapant ses valeurs morales. Dans les milieux autorisés, on convient avec l’opposition que la corruption entrave l’investissement étranger et porte atteinte aux règles du marché et à la concurrence nécessaires pour encourager la croissance et lutter contre la pauvreté et le chômage.

Parmi une quarantaine de mesures, le plan de lutte prévoit une déclaration de patrimoine des hauts responsables de l’Etat, des cours de lutte contre la corruption dans les établisements scolaires et un mécanisme de dénonciation par les citoyens des abus constatés. « Avec ce plan pour prévenir et combattre la corruption, nous entrons dans une nouvelle phase de notre détermination à aboutir à des résultats », a déclaré le ministre de la modernisation du secteur public, Mohamed Saâd el Alami.

Le Maroc est le 89e pays le plus corrompu du monde sur la liste de 180 pays dressée par l’ONG anticorruption Transparency International, un fléau qui, selon l’Union européenne, son principal partenaire commercial, nuit à son potentiel d’attraction des investissements. Rachid Meknassi, responsable de la branche locale de Transparency International, a déploré l’absence de concertation des autorités avec les milieux d’affaires et les organisations de la société civile concernés avant de rendre public un plan qui a pour lui des airs de « déjà-vu ».

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